
La RTCM Maroc (Réglementation Thermique de Construction au Maroc) encadre depuis plusieurs années la performance énergétique des bâtiments neufs. Beaucoup de maîtres d’ouvrage, d’architectes et d’entrepreneurs se demandent encore concrètement ce qu’elle impose, qui elle concerne et combien elle coûte. Ce guide fait le point simplement.
La RTCM trouve son origine dans la loi 47-09 relative à l’efficacité énergétique, adoptée en 2011. Cette loi-cadre a posé les bases d’une politique nationale de maîtrise de l’énergie, avec le secteur du bâtiment comme axe prioritaire compte tenu de son poids dans la consommation énergétique nationale. Elle a ensuite été précisée par le décret n° 2-13-874 du 15 octobre 2014, entré en vigueur le 7 novembre 2015, qui fixe les règles de performance énergétique applicables aux constructions neuves et instaure officiellement la RTCM.
La réglementation s’applique aux constructions neuves d’une surface égale ou supérieure à 50 m², dans les secteurs de l’habitat (villas, immeubles résidentiels, lotissements) comme du tertiaire (bureaux, commerces, hôtels, établissements scolaires ou de santé). Dès qu’un projet dépasse ce seuil, il doit intégrer, dès la conception, des exigences minimales de performance énergétique du bâtiment portant notamment sur l’isolation, la ventilation et les apports solaires.
La vérification de la conformité repose sur plusieurs intervenants qui interviennent à différentes étapes du projet :
Le Maroc regroupe des climats très différents, du littoral atlantique aux régions montagneuses ou sahariennes. Pour tenir compte de cette diversité, la RTCM s’appuie sur un découpage du territoire en zones climatiques Maroc, établi à partir des données de 37 stations météorologiques et de dix années d’observations. Chaque zone climatique définit ses propres exigences de performance énergétique du bâtiment (niveaux d’isolation, coefficients thermiques admissibles), car les besoins de confort thermique ne sont évidemment pas les mêmes à Tanger, à Ifrane ou à Ouarzazate.

Se conformer à la RTCM représente un surcoût de construction généralement compris entre 3 et 7 %, principalement lié à l’isolation, aux menuiseries et aux systèmes techniques. Ce surcoût est toutefois compensé assez rapidement : le retour sur investissement se situe en moyenne entre 3 et 5 ans, grâce à des économies d’énergie de l’ordre de 30 à 40 % sur le chauffage et la climatisation. Pour les entreprises dont la consommation dépasse 500 tep (tonnes équivalent pétrole) par an, un audit énergétique obligatoire doit par ailleurs être réalisé tous les 3 ans.
En pratique, la RTCM se traduit avant tout par un renforcement de l’enveloppe du bâtiment : toitures, murs et planchers doivent limiter les déperditions et les apports de chaleur indésirables. L’isolation thermique est ainsi le levier le plus direct et le plus rentable pour atteindre les niveaux de performance exigés, aussi bien en construction neuve qu’en rénovation. Vous pouvez consulter notre page dédiée à l’isolation pour découvrir les solutions adaptées à chaque zone climatique et à chaque type de bâtiment.
Vous portez un projet de construction ou de rénovation et souhaitez savoir ce que la RTCM implique concrètement pour vous ? Nos équipes vous accompagnent dans le choix des solutions d’isolation adaptées à votre zone climatique et à votre budget.
Demander un devis gratuitDécret n° 2-13-874 du 20 hija 1435 (15 octobre 2014) approuvant le règlement général de construction fixant les règles de performance énergétique des constructions, Bulletin Officiel n°6306 du 6 novembre 2014 · Loi-cadre n° 47-09 relative à l’efficacité énergétique · Guide technique en efficacité énergétique, Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique (AMEE)